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Opéra Garnier

Paris, 2e


Opéra Garnier

"L'emplacement et la vue des toits de Paris étaient incroyables"

Paris, 2e
Square Emile Chautemps

Paris, 2e


Square Emile Chautemps

"Un appartement adorable très bien situé. Les lits étaient très confortables"

Paris, 2e
Centre Beaubourg

Paris, 3e


Centre Beaubourg

"Une experience très positive dans cet appartement situé au centre de Paris"

Paris, 3e
Hôtel des Invalides

Paris, 7e


Hôtel des Invalides

"Séjour confortable dans ce bel appartement et quartier superbe tout près de la Tour Eiffel "

Paris, 7e
Jardins du Trocadéro

Paris, 16e


Jardins du Trocadéro

"On ne pouvait être mieux situé, la courte promenade jusqu'à la Tour Eiffel était magique"

Paris, 16e
Place des Ternes

Paris, 17e


Place des Ternes

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Paris, 17e
Arènes de Lutèce

Paris, 5e


Arènes de Lutèce

"Sur les traces de Hemingway dans le Quartier Latin des étudiants et des écrivains"

Paris, 5e
Champs Elysées

Paris, 17e


Champs Elysées

"Être si près des Champs-Elysées, on en rêvait – semaine à Paris très réussie"

Paris, 17e
Galerie Vivienne

Paris, 2e


Galerie Vivienne

"Joli appartement de style Parisien, parfaitement situé"

Paris, 2e
Saint André des Arts

Paris, 6e


Saint André des Arts

"Le petit balcon sur cour était une jolie surprise, au calme dans un quartier très animé "

Paris, 6e

Dernières actualités


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Culture & Art

Que faire pendant la fermeture du musée Carnavalet ?

il y a 2 mois - Julie D.

Le Musée Carnavalet, musée d'histoire de Paris, est fermé jusqu'à fin 2019 2000 sculptures, 2600 peintures, 300 000 estampes, 150 000 photographies, 10 000 pièces archéologiques... Le musée Carnavalet est la mémoire de Paris. Depuis la tribu gauloise des Parisii et les pirogues préhistoriques retrouvées dans le quartier de Bercy, jusqu'aux premières photographies de Paris par Émile Atget, en passant par les clés de la Bastille et même une mèche de cheveux de Louis XVI, le musée relate l'histoire mouvementée de la capitale française. Ou plutôt « relatait », car le musée est fermé pour rénovation jusqu'à la fin de l'année 2019, pour ne rouvrir qu'en 2020. Malheur ! Alors comment faire pour découvrir l'extrême richesse de cette histoire, et comment prendre son mal en patience pendant que le musée fait peau neuve ? Ne voulant pas laisser ses visiteurs orphelins, le musée Carnavalet a mis en place une série de visites guidées et conférences sur de nombreux thèmes. Ces activités hors les murs emmènent les curieux flâner dans plusieurs quartiers parisiens. On a l'embarras du choix : balades « le Paris des écrivains », avec entre autres le Paris de Victor Hugo ou le Paris de Proust ; des promenades consacrées à une époque historique : le Paris médiéval, le Paris de la Révolution ; ou encore des balades de quartier, autour de Montmartre, des Halles ou de la Grange aux Belles. En effet, les rues de Paris sont peut-être le meilleur endroit pour découvrir l'histoire de la ville. Si elle s'explore avec délices dans un musée, cette histoire se découvre aussi le nez au vent, dans ce musée en plein air qu'est la Ville Lumière. D'ailleurs, les temps ont changé, et l'institution Paris Musées s'est mise à la page. Le musée devient portatif et interactif : on peut désormais télécharger l'appli Paris au Fil de la Seine pour découvrir l'histoire de Paris en se baladant le long des quais. Depuis l'île Saint-Louis jusqu'au pont Alexandre III, on découvre les anecdotes qui ont fait l'histoire, et on superpose selfies d'aujourd'hui et œuvres d'hier. Pour un côté « fiches scolaires » qui peut pourtant ne pas être inutile parfois, on ira bachoter en cachette la rapide mise au point chronologique de Paris Info. Outre le rappel des dates, le site offre aussi, beaucoup plus ludique, un parcours de balade dans Paris qui nous fait arpenter la ville depuis l'antiquité gallo-romaine avec les Arènes de Lutèce, jusqu'au nouveau quartier de la Bibliothèque Nationale de France tout récent. Car l'histoire de Paris continue à s'écrire ! D'autres musées pour découvrir l'histoire de Paris Pourtant un séjour à Paris ne saurait se passer tout à fait de musées... Il en est d'autres que le musée Carnavalet, qui restent, eux, ouverts. Musée Cognacq-Jay Pour ceux qui associent Paris au raffinement du 18e siècle, le musée Cognacq-Jay est la destination toute trouvée. Il rassemble, dans le somptueux hôtel de Donon, le legs d'Ernest Cognacq et sa femme Marie-Louise Jay. Les époux Cognacq-Jay font eux-mêmes partie de l'histoire de Paris puisqu'ils sont les fondateurs du magasin La Samaritaine. Férus d'art du 18e siècle, ils collectionnent toute leur vie durant tableaux, sculptures, dessins, pièces de mobilier, bijoux et bibelots. Musée Cognacq-Jay – 8 rue Elzévir, 75003 – Ouvert de 10h à 18h, du mardi au dimanche – fermé le lundi – métro Saint-Paul, Chemin-Vert, Rambuteau – entrée gratuite pour la collection permanente, payante pour les expositions temporaires – le musée n'est malheureusement pas accessible aux personnes à mobilité réduite. Musée Jacquemart-André Le musée Jacquemart-André abrite la collection d'un autre couple féru d'art, Édouard André et sa femme Nélie Jacquemart. André était l'héritier de l'une des plus grandes fortunes du Second Empire, et avait servi dans la garde personnelle de Napoléon III : encore une fois, la petite histoire rejoint la grande et le fondateur du musée fascine autant par son trajet personnel que par son legs. Dans le cadre fastueux de l'hôtel particulier qu'André fit construire à grands frais à partir de 1868, on peut admirer de nombreux tableaux et objets d'art. On s'intéresse autant au lieu lui-même qu'aux magnifiques collections d'art, qui rassemblent des primitifs italiens, des artistes du 18e siècle français (Fragonard, Vigée-Lebrun), des artistes hollandais (Rembrandt, Van Ruysdael) et anglais (Joshua Reynolds). Pour respecter le vœu de Nélie Jacquemart, la disposition des lieux a été maintenue telle quelle : on déambule donc dans les pièces telles qu'elles étaient habitées par les époux Jacquemart-André, et le musée est aussi le témoin d'un train de vie luxueux sous le Second Empire. Musée Jacquemart-André – 158 boulevard Haussmann, 75008 – Ouvert tous les jours de 10h à 18h, nocturne le lundi jusqu'à 20h30 en période d'exposition – métro Saint-Augustin, Miromesnil ou Saint-Philippe du Roule – entrée 13,50 € – acheter le billet en ligne sur le site du musée pour un accès coupe-file. Musée National du Moyen-Âge – Thermes de Cluny Le Musée national du Moyen-Âge a trouvé le cadre parfait dans l'hôtel de Cluny. La magnifique bâtisse était autrefois la résidence du puissant ordre monastique de Cluny. Elle est construite à partir de 1485 dans le style gothique, mais dès le 13e siècle l'ordre de Cluny possédait à proximité un collège pour l'éducation de ses novices. La chapelle, qui date du 15e siècle, est un bijou architectural, avec sa voûte extrêmement gracieuse et richement sculptée. Le musée abrite une extraordinaire collection d'art médiéval, notamment la splendide tapisserie de la Dame à la Licorne. Musée du Moyen-Âge – 6, place Paul Painlevé, 75005 – ouvert tous les jours de 9h15 à 17h45 sauf le mardi (billetterie jusqu'à 17h15) – 8€, 6€ tarif réduit, gratuit le premier dimanche de chaque mois – métro Cluny-La Sorbonne ou Saint-Michel. Musée de Montmartre Connaissez-vous le chat noir, ce chat Art Déco que l'on retrouve partout sur les souvenirs, affiches, parapluies, magnets de frigo, tasses... Découvrez l'original, la célèbre affiche dessinée par Steinlein pour le Cabaret du Chat Noir, au Musée de Montmartre. Tout près de la place du Tertre et pourtant si loin de son agitation et de la foule des touristes, le musée transporte ses visiteurs au cœur du Montmartre bohème de la fin du 19e et du début du 20e. On y retrouve aussi le « jardin de Renoir » : Renoir loua pendant deux ans un studio dans le bâtiment qui héberge aujourd'hui le musée, et le jardin a été recréé tel qu'il est représenté sur de nombreuses toiles du peintre impressionniste. Le musée présente une superbe collection d'œuvres et de témoignages de Modigliani, Maurice Utrillo, Suzanne Valadon, Toulouse-Lautrec et bien d'autres. Musée de Montmartre – 12 rue Cortot, 75018 – ouvert tous les jours, toute l'année de 10h à 18h et jusqu'à 19h d'avril à septembre – métro Lamarck-Caulaincourt – de 9,5€ à 11€ selon les expos. Musée de la Préfecture de Police Le Musée de la Préfecture de Police retrace l'histoire des forces de police de Paris, depuis leur création sous Louis XIV. Paris au 17e siècle était une métropole grouillante dont le souverain connaissait trop bien l'esprit rebelle depuis la Fronde qui l'obligea, encore enfant, à fuir la capitale. Le Roi Soleil charge Colbert d'organiser une force de police moderne, et c'est le début d'une histoire fascinante qui reflète les évolutions de la ville. Les réformes importantes amenées par les lieutenants successifs ont façonné le visage de Paris : l'introduction de l'éclairage public au 18e siècle est due à la police et a contribué à faire de Lutèce la Ville Lumière, et l'établissement d'un fichier centralisé des délinquants, avec les techniques d'Alphonse Bertillon, marque les débuts de la police scientifique à la fin du 19e. Le musée présente aussi une histoire de la criminalité et des châtiments réservés aux criminels. Cette partie de la collection, surnommée « musée du Crime », fait souvent froid dans le dos... Musée de la Préfecture de Police – 4, rue de la Montagne Sainte-Geneviève, 75005 – métro Maubert-Mutualité – ouvert du lundi au vendredi de 9h30 à 17h – accès gratuit.

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Que faire pendant la fermeture du musée Carnavalet ?

Que faire pendant la fermeture du musée Carnavalet ?

Gourmet

L'héritage de la Soul Food à Paris

il y a 2 mois - Julie D.

La soul food, un goût du Sud des États-Unis Si l'on vous dit « poulet frit américain », à quoi pensez-vous ? Non, non, pas à l'enseigne de fast-food du Kentucky... Le poulet frit est l'un des piliers de la « soul food » qui, comme la soul music, appartient à la culture des Noirs américains. La soul food, c'est la cuisine familiale riche et copieuse du Sud des États-Unis, ce sont les saveurs de l'enfance dont on se souvient avec des étoiles dans les yeux. C'est aussi une cuisine qui porte en elle le sort terrible des esclaves américains : inspirée par leur héritage africain sauvegardé tant bien que mal, malgré le déracinement et les souffrances, la soul food est une cuisine populaire, aux ingrédients et aux préparations humbles et roboratifs. Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il ne s'agit pas d'une cuisine régime. On retrouve le poulet frit au lait fermenté, bien sûr, mais aussi le pain de maïs sucré, plus proche d'un gâteau, les patates douces et les bananes plantain frites, et autres « hush puppies » (boulettes de maïs frites). La soul food traditionnelle fait grand usage du saindoux... Cependant, on y retrouve aussi des légumes typiques comme le gombo ou okra, et le chou fourrager ou collard greens. On peut encore y ajouter l'authentique chitterlings, un ragoût de tripes... À première vue, rien à voir avec le raffinement tant vanté de la cuisine française – et pourtant, à la faveur de circonstances historiques particulières, la soul food afro-américaine a connu ses heures fastes à Paris... Découverte d'un épisode oublié de l'histoire franco-américaine et de sa descendance. Chez Haynes, le restaurant de la communauté afro-américaine À Paris, les années folles qui ont suivi les horreurs de la Seconde Guerre Mondiale ont été des années de libération à plus d'un titre. Pour les soldats GI afro-américains venus combattre en Europe, la découverte de Paris était aussi la découverte d'une ville qui, si elle n'était bien entendu pas exempte de racisme, leur donnait tout de même bien plus de liberté que leur pays natal. À cette époque, la ségrégation était encore en vigueur dans les états du Sud. La lutte pour les droits civiques mena finalement à leur abolition, mais pas avant 1965. En France en revanche, rien n'empêchait par exemple un Noir d'épouser une Française blanche, et c'est ce que fit Leroy Haynes. Après l'armistice, cet athlétique Américain reste en France au lieu de rentrer aux États-Unis : il a en effet rencontré Gabrielle Lecarbonnier, qu'il épouse en 1949. Ils ouvrent Gabby and Haynes, rue Manuel. Après leur divorce, Leroy ré-ouvrira Chez Haynes rue Clauzel, en bas de la butte Montmartre. Son restaurant rue Manuel devient le haut lieu de la culture noire américaine à Paris. Intellectuels et artistes noirs, en visite ou installés à Paris, s'y croisent : les écrivains James Baldwin, Richard Wright et Chester Himes, le peintre Beauford Delaney, les musiciens Louis Armstrong, Sidney Bechet, Cab Calloway, Count Basie et Miles Davies. Personnalité haute en couleur, Leroy Haynes est aussi acteur à ses heures et joue dans plusieurs films de gangsters. On le voit notamment dans Trois Chambres à Manhattan, dirigé par Marcel Carné, en 1965, et dans un film de Michel Audiard en 1971 : Le Cri du cormoran, le soir au-dessus des jonques. Paris orpheline de la soul food ? Pas si vite ! Après la disparition de Leroy Haynes en 1986, sa troisième femme Maria, d'origine portugaise, continue à servir chez Haynes la cuisine qui a fait la renommée du restaurant. Pendant 23 ans, elle garde intacte la flamme de la soul food, tout en essayant de renouveler le menu en offrant des plats brésiliens. Las, les grandes heures de Chez Haynes appartiennent désormais au passé : la communauté afro-américaine à Paris n'est plus assez nombreuse et les soirées mythiques où se croisaient écrivains de la Black Power et jazzmen ne sont plus qu'un souvenir. Le restaurant ferme ses portes en 2009, et avec lui se tourne une page importante de l'histoire afro-américaine à Paris. Pendant quelques années, pas beaucoup de nouveauté en matière de cuisine américaine. Les fast-foods ont continué leur expansion inexorable, offrant à des Français mal renseignés l'illusion de manger « véritablement » américain. On aurait pu à l'époque se consoler en essayant de réaliser chez soi un autre plat de la soul food, qui reflète l'histoire métissée des États-Unis : le « cornbread », ou pain de maïs. Ce pain est au départ une recette amérindienne, qui a été adoptée et enrichie, pour devenir une recette typiquement américaine, particulièrement prisée dans la « Southern cuisine ». Le pain de maïs se fait traditionnellement à la graisse de bacon, mais on peut tout à fait essayer une version de cornbread plus légère ! Trop souvent les Français croient encore qu'il n'existe pas de gastronomie américaine – on en reste aux préjugés qui font du hamburger-frites le plat national. Ce symbole de la « malbouffe » honni par les Gaulois gastronomes n'a pourtant que peu à voir avec la cuisine américaine de gourmets. Et si le poulet frit peut sembler à certains un peu trop similaire à un certain menu de fast-food, il faut s'affranchir de ses idées reçues. Depuis quelques années, de jeunes restaurateurs américains ont eu l'audace (certains esprits chagrins diraient l'effronterie) de venir jusque sur la terre de France montrer ce dont les Yankees sont capables. C'est le cas du chef Braden Perkins, né à la Nouvelle-Orléans – on pourrait dire que la soul food fait un peu partie de son patrimoine génétique. Après le succès de son premier restaurant Hidden Kitchen, il ouvre en 2011 un nouveau restaurant, Verjus, toujours avec sa partenaire Laura Adrian. Verjus se décline en restaurant chic dont le menu dégustation change au gré des saisons et des inspirations du chef, et en bar à vin plus informel. Le poulet frit au lait ribot, salade de chou et piments jalapeno est une version revisitée et plus raffinée du grand classique. D'ailleurs, le succès de Verjus ne se démentant pas, Braden Perkins a récidivé avec Ellsworth, un peu plus loin dans la même rue. Là encore, on retrouve un authentique poulet frit accompagné de légumes marinés, car on ne change pas une équipe qui gagne si bien. Restaurant Verjus – 52, rue de Richelieu, 75001 – du lundi au vendredi de 19h à 23h – métro Pyramides, Palais Royal, Bourse ou Quatre-Septembre Restaurant Ellsworth – 34, rue de Richelieu, 75001 – horaires : déjeuner, 12h15 à 14h15 ; dîner, 19h à 22h30 ; brunch, 11h30 à 15h – métro Pyramides ou Palais Royal La soul food revisitée : l'héritage africain et antillais à l'heure du métissage Par ailleurs, fidèle à ses racines africaines et antillaises, la soul food renaît à Paris en version que l'on pourrait dire « française ». Enhardis par l'inspiration de leur propre héritage, des restaurateurs français n'hésitent pas à présenter leur version personnelle de la cuisine familiale. Ce ne serait pas la première fois que les Français, éperonnés par les modes américaines, sont incités à redécouvrir un pan négligé de leur propre patrimoine. Gumbo Yaya a fait le pari de se spécialiser : poulet frit et gaufres authentiquement américains, le combo est tellement populaire qu'il n'est pas rare de devoir attendre une heure pour être servi... Pourtant, à en croire les convives, le jeu en vaut la chandelle, et la longue attente est oubliée lorsqu'on mord dans les gaufres croustillantes, arrosées de sauces variées. Lionel, le propriétaire, voue un culte au poulet frit au lait fermenté, en souvenir de ses tantes américaines qui le nourrissaient de soul food à Macon, près d'Atlanta. Gumbo Yaya – 3, rue Charles Bobin, 75010 – horaires : de 12h à 14h30 et de 19h30 à 22h30, fermé le samedi midi et le dimanche – métro Colonel Fabien Le camion New Soul Food présente en revanche une cuisine résolument melting-pot, « afrodisiaque » selon les mots de son créateur, Rudy Laine. On y retrouve le sacro-saint poulet, mais revisité à la mode subsaharienne ou antillaise. Les origines camerounaises et guadeloupéennes de Rudy inspirent des saveurs dépaysantes, poulet braisé au curry sauce coco vanille, bananes plantain sauce cacahouètes, attiéké de manioc sauce yassa, ou encore le poisson miondo safou. On suit avec avidité le food truck dans Paris, mais là encore, les gourmands se sont donné le mot et il faudra arriver tôt pour éviter les longues files ! New Soul Food food truck – souvent devant le mk2 Bibliothèque, retrouver le planning sur le site – pour l'emplacement mk2 Bibliothèque, métro Bibliothèque François Mitterrand ou Quai de la Gare Quant à Niébé, le nom du restaurant célèbre la cornille, ce haricot appelée « black eyed pea » aux États-Unis, et qui fait lui aussi partie intégrante de la soul food. La chef Rosilène Vitorino tire la soul food vers le Brésil et ses saveurs tropicales. Le restaurant propose sa carte en deux versions, classique et végane – de quoi permettre aux végétariens de découvrir ces saveurs uniques, sans poulet frit et sans saindoux ! Restaurant Niébé – 16 rue de la Grande-Chaumière, 75006 – ouvert du mardi au samedi de midi à 15h et de 19h30 à minuit – métro Vavin

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L'héritage de la Soul Food à Paris

L'héritage de la Soul Food à Paris

Événements

Un artiste à découvrir : José de Almada Negreiros

il y a 3 mois - Julie D.

« Être moderne, c'est exactement comme être élégant : ça n'est pas juste une façon de s'habiller, mais une façon d'être. Être moderne ne se limite pas à utiliser la calligraphie moderne : encore faut-il être le véritable découvreur de la nouveauté. » José de Almada Negreiros, conférence O Desenho [Le Dessin], Madrid, 1927 Au début du XXe siècle, la vieille Europe bouge sous les coups de boutoirs d'une génération assoiffée de nouveauté. Au Portugal un premier séisme a lieu en 1910 – pas tectonique comme celui de 1755, mais politique, celui-là. Le 5 octobre 1910, le parti républicain renverse la monarchie constitutionnelle : la veille, le 4 octobre, il a obtenu la majorité des sièges à Lisbonne, et le résultat électoral est accompagné par un soulèvement populaire. Le 5 octobre, la République est proclamée. Ces événements ouvrent une période de changement radical, accéléré et houleux : le Portugal connaîtra pas moins de 45 gouvernements, 8 présidents de la république, 7 législatures et 5 dissolutions de Parlement entre 1910 et 1925 ! Le futurisme, l'envie d'un coup de neuf Né en 1893, José de Almada Negreiros a 17 ans en 1910 : c'est dans cette ambiance qu'il passe sa jeunesse. Grande figure du modernisme européen, il s'est toujours réclamé du futurisme, mais il est peu connu hors du Portugal. Autodidacte, il expose ses dessins et caricatures pour la première fois en 1913. Il fait partie de la jeune génération éprise de modernité qui, partout en Europe, à la veille de la Première Guerre Mondiale, veut sortir des carcans et faire sauter les verrous de sociétés européennes sclérosées dans des habitudes d'un autre âge. Les innovations technologiques s'accélèrent, mais les mœurs et la société mettent du temps à emboîter le pas. En réaction à ces inerties, les modernistes se laissent fasciner par le monde du progrès, la vitesse et les nouvelles technologies. Pour la jeunesse idéaliste dont fait partie Almada Negreiros, tout semble possible. Avec une énergie emblématique de l'effervescence de l'Europe de cette époque, il s'engouffre dans la brèche. La liste des talents de ce touche-à-tout de génie donne le vertige : illustrateur, peintre, écrivain et poète, scénographe et chorégraphe, céramiste et graveur, fondateur et éditeur de revues, mais aussi, à ses heures perdues ou bien pour s'alimenter, danseur et ouvrier ou acteur et metteur en scène. L'irrévérence comme carte de visite Se rapprochant en cela de Dada, autre mouvement apparenté au Futurisme, Almada Negreiros n'hésite pas à manier l'humour comme arme rhétorique. En témoigne ainsi son Manifeste Anti-Dantas, publié en 1915. Júlio Dantas, écrivain prolifique surtout connu comme dramaturge, mais qui était aussi chirurgien et essayiste, avait eu le mauvais goût de critiquer la revue moderniste Orpheu. Almada Negreiros s'en prend à lui, et à tout l'académisme compassé qui étouffe selon lui la vie artistique portugaise, dans un manifeste qu'il récite debout sur une table du café Martinho do Rossio. Les premières lignes du manifeste donnent le ton : « BASTA POUM BASTA! Une génération qui consent à se laisser représenter par un Dantas est une génération qui n'a jamais été ! C'est un ramassis d'indigents, d'indignes et d'aveugles ! Une rame de charlatans et de vendus, qui s'abaisse plus bas que zéro ! Le Dantas est né pour prouver que ça n'est pas parce qu'on peut écrire, qu'on sait écrire ! Le Dantas sait la grammaire, sait la syntaxe, sait la médecine, sait préparer à dîner aux cardinaux, sait tout sauf écrire mais c'est la seule chose qu'il fait ! » Le même ton provocateur, difficile à placer entre canular et arrogance, se retrouve dans son « Ultimatum futuriste » : « Je ne fais partie d'aucune génération révolutionnaire. Je fais partie d'une génération constructive. J'ai vingt-trois ans, vingt-trois années de santé et d'intelligence. Je suis le résultat conscient de ma propre expérience. En tant que Portugais, je me crois en droit d'exiger une patrie qui me mérite. » Alors, tête à claques insupportable ou visionnaire et provocateur de génie ? Ces saillies drôlatiques le mettront en porte-à-faux plus tard lorsque, sous le régime Salazar, il survit grâce aux commandes du gouvernement. Or celui-ci ne trouve pas toujours l'humour de l'artiste à son goût, et il s'en faut de peu que ses fresques d'azulejos pour le terminal maritime de Rocha do Conde d’Óbidos ne soient détruites... Elles seront épargnées grâce à l'intervention de João Couto, directeur du Musée d'Art Antique. Plus vite ! Plus vite ! Almada Negreiros ne se situe pas en retrait du siècle, dans la posture de l'artiste introspectif: il se jette à corps perdu dans ce monde de la modernité, tente à tout prix d'accélérer la marche et de faire bouger ce Portugal qui, dans la fougue de ses vingt ans, lui semble désespérément arriéré. Ses yeux ne sont pas ses yeux, dit-il, mais les yeux du siècle, en prise avec le rythme décoiffant de ce vingtième siècle encore tout neuf et que les avant-gardes, avec leur optimisme typique, voient encore comme plein de promesses. Pour Almada Negreiros, la mission de l'artiste est de produire la modernité, de la faire advenir. Le moyen de cette transformation est le spectacle, conçu comme oeuvre d'art totale, qui sature les sens, la vue surtout, et qui interpelle le public. Il ne s'agit pas à proprement parler d'agit-prop ou d'art politique : l'ambition d'Almada Negreiros est plutôt d'installer la modernité dans l'espace public. Être là, occuper l'antenne, et provoquer une réaction : l'artiste publie essais, manifestes et lettres ouvertes, notamment pendant les premières années du régime Salazar. La fièvre des projets collaboratifs Almada Negreiros n'est jamais tout à fait là où on l'attend et il a l'âme d'un bricoleur. S'il n'est pas possible de monter un spectacle, là tout de suite, qu'à cela ne tienne, il crée une lanterne magique : la maquette, spectacle en miniature, chatoyante et changeante, permet de faire vivre la vision en l'absence de moyens, en attendant de poursuivre et de développer une idée. S'adapter comme un caméléon lui permet de multiplier les expérimentations et les collaborations : il est dans son élément lorsqu'il peut échanger avec d'autres artistes dans une atmosphère d'émulation réciproque. Almada Negreiros s'épanouit dans les projets collectifs. Ainsi la revue Orpheu qu'il fonde avec Fernando Pessoa, la revue Portugal Futurista, et les nombreux projets scéniques, ballets, opéras et pièces de théâtre. Tous n'aboutiront pas, mais Almada Negreiros occupe alternativement tous les postes : scénographe et compositeur, dramaturge et chorégraphe, décorateur et danseur, il n'est jamais autant lui-même qu'au milieu d'une joyeuse confrérie d'artistes. Il se lie ainsi d'amitié avec Sonia Delaunay, avec qui il échangera une correspondance exubérante et fournie. Ces collaborations lui permettent aussi de ne pas choisir immédiatement entre carrière artistique et carrière littéraire : pendant longtemps, il écrit autant qu'il dessine et peint. Où voir les œuvres de Almada Negreiros à Lisbonne ? À la Fondation Calouste Gulbenkian La Fondation Gulbenkian possède un riche fonds d'œuvres d'Almada Negreiros dans sa collection moderne. C'est d'ailleurs sa fresque « Começar » (1969) qui accueille les visiteurs au musée Gulbenkian. Jusqu'au 5 juin 2017, ne manquez pas l'exposition « José de Almada Negreiros, a way of being modern ». Plus sur l'exposition – Fondation Calouste Gulbenkian L'exposition José de Almada Negreiros : a way of being modern se tient à la Fondation Calouste Gulbenkian jusqu'au 5 juin 2017. Elle présente une foule d'inédits, esquisses et documents jusque-là peu ou pas connus, qui permettent de retracer la prolifique carrière de l'artiste. Fondation Calouste Gulbenkian – Av. de Berna, 45A, Lisbon – Métro Praça de Espanha ou São Sebastião Aux terminaux portuaires d'Alcântara et Rocha do Conde de Óbidos On doit aussi à l'artiste les fresques d'azulejos des terminaux portuaires d'Alcântara et de Rocha do Conde de Óbidos. Pour y accéder : gare d'Alcântara Mar, ou bus 712, arrêt Doca de Alcântara. Au bar Almada Negreiros du Four Seasons Enfin, on peut s'installer au bar-salon de l'hôtel Four Seasons pour prendre un verre et admirer plusieurs tapisseries d'Almada Negreiros. Bar-salon Almada Negreiros – Four Seasons Hotel Ritz Lisbonne – Rua Rodrigo da Fonseca, 88, Lisbon 1099-039

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Un artiste à découvrir : José de Almada Negreiros

Un artiste à découvrir : José de Almada Negreiros

Secrets

Lisbonne secret : la richesse infinie des azulejos

il y a 5 mois - Julie D.

Évoquer Lisbonne fait immédiatement venir à l'esprit le calme et la fraîcheur d'une cour ou d'un intérieur où la chaleur méditerranéenne est tempérée par le matériau froid des carreaux de faïence et leurs tons délicieusement aquatiques. Cette fraîcheur n'est pas uniquement imaginaire : les azulejos permettent un certain degré de climatisation « naturelle ». Les azulejos, un bleu trompeur Les carreaux d'azulejos décorent tous les espaces, des plus opulents aux plus modestes. Leurs motifs les plus connus sont les fresques bleues et blanches, inspirées de la faïence de Delft, qui dépeignent des épisodes bibliques ou historiques, des scènes de la vie quotidienne, des idylles champêtres, dans une débauche de fleurs stylisées, de volutes et motifs géométriques. Et pourtant, « azulejo » ne vient pas du mot « azul », « bleu »... Non, le mot « azulejo » vient de l'arabe « al zulaiga », « petite pierre polie ». Pour les Maures installés en Espagne, il s'agissait d'imiter les mosaïques romaines. Car si les azulejos sont associés avant tout au Portugal, l'utilisation de carreaux de faïence ou de terre cuite émaillée pour décorer l'intérieur ou les façades des maisons s'est répandu ici et là dans le bassin méditerranéen : l'Espagne connaît les mosaïques arabo-andalouses ou « mudéjares »,  et on trouve encore aujourd'hui au Maroc les « zellige », tessons de céramique de couleur découpés pour recomposer des motifs géométriques abstraits. Mais les azulejos portugais ont pris une voie bien à eux. Explosion de couleurs et d'inspiration, les azulejos ont su absorber toutes les modes, toutes les tendances, toutes les innovations, pour exprimer les moindres subtilités des arts décoratifs portugais. Un bon exemple : les figura de convite, propres au Portugal. Disséminés ici et là au hasard des rues, ces personnages grandeur nature regardent le passant droit dans les yeux et l'invitent à entrer. Les azulejos à Lisbonne, cinq siècles d'histoire Les carreaux de faïence sont arrivés au Portugal au début du 16e siècle et n'en sont plus jamais partis. C'est le roi Manuel 1er de Portugal, en visite à Séville, qui fut séduit par les mosaïques et carreaux espagnols inspirés par les techniques arabo-andalouses. Au Portugal, les azulejos ont reflété tous les mouvements artistiques, toutes les modes et toutes les innovations techniques. Majolique italienne, carreaux bleus de Delft : l'engouement des riches Portugais du 17e siècle pour les dernières modes de la faïence ne s'est plus démenti. L'azulejo est un mode d'expression extrêmement souple qui accueille toutes les inspirations. Scènes religieuses ou de la vie quotidienne, motifs abstraits, singes jouant de la flûte et autres motifs rococos, débauche de couleurs ou bichromie minimaliste et apaisante en bleu et blanc... L'azulejo est un genre artistique à lui seul, qui reflète les grands mouvements de la vie intellectuelle et matérielle du Portugal. Plus faciles à manier et bien moins chers que la pierre taillée, les carreaux et éléments de faïence ont aussi fait les beaux jours de l'Art Nouveau. À Vienne avec le Jugendstil, à Budapest, à Barcelone avec l'étourdissant escalier bleu de la Casa Batlló, architectes et artistes explorent les possibilités infinies d'un matériau versatile, qui se plie à toutes les fantaisies. Les azulejos portugais, dont la popularité ne s'est jamais démentie, s'inscrivent aussi dans cette mouvance. Très variés, les procédés de fabrication vont des techniques artisanales de carreaux peints à la main, jusqu'aux innovations ingénieuses qui ont permis une production de masse : on passe alors à une technique de transfert de motifs comparable à la décalcomanie. L'humble azulejo doit peut-être sa pérennité à sa modestie. Il continue encore aujourd'hui d'inspirer les artistes : le petit carré est le compagnon parfait de toutes les expérimentations et de toutes les audaces plastiques. Pour certains, comme Maria Keil, l'azulejo devient un medium de prédilection. Ne manquez pas, Avenue Infante Santo, « La Mer », son immense fresque d'azulejos terminée en 1959. Elle disait en riant : « Je travaille avec une technique millénaire, sur un petit carré de 14 cm sur 14 cm, et de la peinture à l'eau... C'est peut-être parce que c'est un médium si modeste qu'il n'est pas apprécié à sa juste valeur. » Où voir des azulejos à Lisbonne ? Commençons par prendre le métro... Loin d'être cantonnés dans un passé de carte postale, les azulejos continuent d'être utilisés pour la décoration des espaces publics. C'est bien entendu le cas du métro de Lisbonne : depuis son ouverture dans les années 1950, plusieurs stations de métro ont été somptueusement décorées de fresques d'azulejos commandées à des artistes de renom. L'idée originale d'utiliser des azulejos comme revêtement mural reviendrait à l'architecte Francisco Keil do Amara et à sa femme, Maria Keil, la grande dame des beaux arts portugais. Afin de pouvoir mener ce projet à bien malgré les fonds limités, les époux Keil mirent au point un ingénieux décor abstrait. Il suffisait dès lors de recombiner savamment les carreaux pour obtenir, à partir d'une gamme limitée de couleurs et de motifs, des décors infiniment variés de station en station. Lors de l'expansion du métro à la fin des années 1980, il fut décidé de continuer dans la même veine, en confiant la réalisation de fresques à plusieurs artistes contemporains. On peut ainsi découvrir les œuvres de Rolando de Sá Nogueira à Laranjeiras, Júlio Pomar à Alto dos Moinhos, Manuel Cargaleiro à Colégio Militar/Luz, et Vieira da Silva à Cidade Universitária. L'arrêt de métro de l'aéroport a été redécoré en 2014 par le dessinateur António Antunes. Ses immenses fresques accueillent les voyageurs à Lisbonne en mettant en scène les icônes de la culture portugaise : la chanteuse de fado Amália Rodrigues, le footballeur Eusébio, l'architecte Pardal Monteiro, l'artiste Rafael Bordalo Pinheiro (lui aussi grand céramiste), l'artiste Almada Negreiros, le poète Fernando Pessoa ainsi que José Saramago, Prix Nobel de Littérature. Azulejos à Lisbonne : ne manquez pas... Le Musée National Des Azulejos : Museu Nacional De Azulejo Une visite rafraîchissante et bien conçue d'environ 1h30 vous attend au Musée National des Azulejos, installé dans un ancien couvent de Clarisses fondé en 1509. Vous y découvrirez les principales étapes du développement des azulejos, depuis les mosaïques arabo-andalouses jusqu'aux créations contemporaines. Dans le musée, les notices sont en portugais, n'oubliez donc pas de télécharger l'app gratuite : une fois la langue choisie (portugais, anglais ou langue des signes), elle guide le visiteur à travers 33 fiches descriptives depuis le rez-de-chaussée jusqu'au deuxième étage du musée. Au deuxième étage, la fresque qui représente Lisbonne avant le tremblement de terre de 1755 est l'un des bijoux du musée. Dans le cloître, de petits personnages sculptés soutiennent la vasque de la fontaine et se plaignent du poids ! Museo Nacional do Azulejo - Rua da Madre de Deus, 4, 1900-312 Lisboa – du mardi au samedi de 10h à 18h. Le Palais de Sintra Le palais de Sintra est l'ancienne résidence médiévale des rois du Portugal. C'est là que Manuel 1er a d'abord voulu introduire l'emploi d'azulejos d'une richesse inouïe. L'un des motifs est son blason, la sphère armillaire, qui se répète à l'infini sur les murs. Cette sphère, représentation de la sphère céleste, figure encore aujourd'hui sur le drapeau du Portugal. Voir aussi notre article sur Sintra. Palacio de Sintra – Parque de Monserrate, Sintra – ouvert toute l'année sauf le 25 décembre et le 1er janvier de 9h30 à 19h. En confidence... La boutique Atrio Tiles est la création d'une Portugaise installée aux États-Unis. Elle offre de délicieux bijoux aux formes romantiques et aux motifs inspirés des azulejos du palais de Sintra et d'autres azulejos historiques : boucles d'oreilles, bagues et manchettes colorées enchantent le regard. (Boutique Etsy ici) Le Palais des Marquis de Fronteira : Palacio de Marqueses de Fronteira Conçu comme pavillon de chasse en 1671, le palais est encore aujourd'hui la résidence privée des Marquis de Fronteira. Intérieur comme extérieur sont décorés dans une débauche d'azulejos. Des fresques aux accents rustiques ou naïfs représentent scènes de chasses, fêtes campagnardes et scènes de batailles. Saurez-vous retrouver les petits détails insolites ? La Salle des Batailles du Palais (Sala das Batalhas) a été surnommée « la Chapelle Sixtine des azulejos » et célèbre la victoire de la maison de Bragance contre les Habsbourg d'Espagne dans la Guerre de Restauration Portugaise. Palacio de Marqueses da Fronteira – Largo São Domingos de Benfica 1, 1500-554  Lisboa – du lundi au samedi de 10h à 17h – visites guidées à 11h et 12h/midi, ainsi qu'à 10h30 et 11h30 de juin à septembre Où acheter des azulejos authentiques à Lisbonne ? Azulejos MMA La boutique Manuel Marques Antunes fournit des azulejos antiques et répond aussi à des commandes, comme cette idée déco originale : se servir des carreaux d'azulejos comme marque-places pour un repas de mariage. Azulejos MMA – Rua do Jardim 75A, Bicesse 2645-343 Alcabideche – du lundi au samedi de 9h à 13h et de 14h à 18h, fermé le samedi en août et septembre. Fabrica Sant'Anna La Fabrica Sant'Anna produit des azulejos modernes et des rééditions d'antiques, fabriqués en série ou décorés avec soin à la main : un véritable travail d'artisan. Il est possible de passer commande pour des carreaux sur mesure, afin d'obtenir exactement le motif et les teintes que l'on désire, par exemple pour un projet de décoration bien précis. On y trouve, en plus des azulejos proprement dits, d'autres objets en porcelaine. Fabrica Sant'Anna – atelier Calçada da Boa Hora, nº96 – showroom Rua do Alecrim, 95, 1200-015 Lisboa – atelier ouvert du lundi au samedi de 9h30 à 19h. Galeria Ratton Ceramicas La galerie Ratton Ceramicas propose des créations d'artistes contemporains d'horizons divers qui ont choisi l'azulejo comme medium. Les expositions récentes ont permis de découvrir ou redécouvrir les œuvres de Jun Shirasu, Maria Beatriz ou Graça Morais. La galerie propose des rétrospectives fascinantes qui mettent en regard les céramiques et les dessins ou peintures de chaque artiste. Galeria Ratton Ceramicas - Rua da Academia das Ciências, 2C, Lisboa – du lundi au vendredi de 10h à 13h30 et de 15h à 19h30. Solar Antique Tiles Le catalogue de l'antiquaire spécialisé Solar va des azulejos mauresques du 15e siècle, jusqu'aux fantaisies Arts Déco du début du 20e. Sauvés avec soin de bâtiments promis à la démolition, ou du moins à une drastique rénovation, ces carreaux représentent tous les styles architecturaux et tous les courants artistiques. Ils sont vendus avec leur certificat d'authenticité. Chacun y trouvera son bonheur, du petit azulejo vendu à l'unité, jusqu'à des fresques intactes de plusieurs dizaines de carreaux représentant avec délicatesse des scènes 18e. Solar Antique Tiles – Rua D. Pedro V 70, 1250-094 Lisboa – du lundi au vendredi de 10h à 19h, le samedi de 10h à 13h.

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Événements

Les expos à ne pas manquer en ce moment à Paris

il y a 7 mois - Pauline P.

Elles fermeront bientôt leurs portes, tirant définitivement le rideau sur des œuvres rares ou des collections inédites. En février ou mars, de nombreuses expositions majeures prennent fin à Paris, ne tardez plus pour arpenter les allées des musées parisiens ! A la fondation Louis Vuitton Depuis octobre 2016 et jusqu’au 5 mars 2017, le paquebot de verre signé Frank Gehry accueille la prestigieuse collection d'art moderne du mécène russe Sergei Chtchoukine. L'exposition "Icônes de l'art Moderne. La Collection Chtchoukine" se déploie sur l'ensemble des espaces du musée créé par Bernard Arnault, le PDG du groupe LVMH : vous découvrirez 160 chefs-d’œuvre parmi lesquels les peintures et sculptures de Braque, Cézanne, Degas, Gauguin, Maillol, Marquet, Matisse, Monet, Pissarro, Picasso, Renoir, Signac... mais aussi les créations d’artistes avant-gardistes russes tels que Malévitch, Kliou, Tatline, Rodchenko... Au Palais Galliera Qui porte quoi ? Telle est la question posée par le Palais Galliera, musée de la mode de Paris, à travers l’exposition Anatomie d’une collection qui se termine le 12 février 2017. De l’habit de cour au bleu de travail, entre anonymes et célébrités, l’exposition réunit une centaine de pièces de vêtements et accessoires pour décrypter la mode du XVIIIe siècle à nos jours. Un véritable voyage dans le temps, qui retrace les coutumes vestimentaires de la cour de Marie-Antoinette ou dévoile des tenues préférées d’Audrey Hepburn ou Sarah Bernhardt… Au musée d’art moderne de la ville de Paris Jusqu’au 5 mars, le Musée d’Art moderne consacre une exposition à Bernard Buffet (1928- 1999), l’un des peintres français les plus célèbres du XXème siècle mais également l’un des plus controversés. Une centaine d’œuvres sont présentées, retraçant ses thèmes de prédilection : les clowns bien sûr, mais aussi les cycles religieux, mythologiques ou littéraires. Au Musée d’Orsay C’est également le 5 mars que prend fin l’exposition sur Frédéric Bazille tenue au Musée d’Orsay, qui met en lumière l’œuvre de ce jeune artiste mort au combat à seulement 28 ans, mais qui en quelques années nous a légués quelques chefs-d’œuvre. Génie en devenir, il fut à la genèse de l’impressionnisme. Organisé de façon thématique et chronologique à la fois, le parcours mêle les oeuvres de Bazille à celles de ses contemporains comme Delacroix, Courbet, Manet, Monet, Renoir, Fantin-Latour, Guigou, Scholderer ou encore Cézanne. Au musée des Arts Décoratifs On ne présente plus Jean Nouvel, architecte français de renommée mondiale, qui, au-delà de ses bâtiments et immeubles, s’est également distingué par sa réalisation de mobilier et objets du quotidien. C’est cette facette moins connue de l’architecte que dévoile le musée des Arts Décoratifs jusqu’au 12 février, en exposant ses pièces de mobilier iconiques.

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